mardi 24 février 2015

Tout savoir sur l'assurance de prêt

Vous envisagez d’acheter un bien immobilier mais vous ne souhaitez pas assurer votre achat ? Certes, la loi n’oblige pas formellement la souscription d’une assurance de prêt immobilier, mais dans la pratique, toutes les banques l’imposent. Cette assurance parfois mal comprise protège pourtant les intérêts de l'établissement bancaire mais aussi les vôtres. Détaillons son fonctionnement.

Comment fonctionne l’assurance de prêt immobilier ?


Lorsque vous effectuez une demande de prêt immobilier auprès de votre banque, cette dernière vous demande alors de souscrire à une assurance emprunteur. Elle peut être conclue auprès de la banque ou d’un organisme d’assurance tiers (la délégation d’assurance). Cette assurance permet une protection en cas d’incidents de la vie.
  • C’est le cas notamment en cas d’accident ou de maladie. Si vous êtes en incapacité temporaire (ITT) ou permanente (IPT) de travailler, alors l’assurance se charge de rembourser pour vous tout ou partie des mensualités.
  • Si un décès survient, alors l’assurance rembourse le montant du prêt restant à payer. Le conjoint survivant ou les proches n’ont pas à prendre à leur charge le remboursement du prêt.
Concrètement, cette assurance de prêt immobilier est réglée tous les mois, et intégrée au crédit souscrit pour l’acquisition du bien (appartement ou maison). La prime à régler est fonction du montant du prêt octroyé, mais aussi du nombre de personnes couvertes par l’assurance, ou encore de l’état de santé et du taux de couverture désiré. Exemple, pour un couple qui choisit une couverture à 100% pour chacun.Alors en cas de décès ou d’invalidité de l’un d’eux, le remboursement total du prêt sera pris en charge. Ce ne sera pas le cas pour une couverture à 50%.

 Les cas particuliers de l’assurance de prêt immobilier


Maintenant que vous connaissez la théorie, intéressons-nous aux exceptions. Il arrive en effet parfois que les banques, ou les organismes d’assurance, refusent de couvrir le prêt, ou appliquent une surprime. C’est le cas notamment en cas de risque aggravé de santé (longue maladie, sujet à risque) mais aussi si votre taux d’endettement est trop élevé. Comment faire ?

Si l’assurance de prêt immobilier est refusée pour un motif de santé, alors la convention AERAS s’appliquera de fait. Dès qu’un risque aggravé de santé est identifié et que les conditions standards du contrat ne sont pas appliquées (surprime), alors une analyse plus détaillée est commandée pour vous permettre d’emprunter avec une solution optimale. Vous avez aussi la liberté de consulter un autre établissement, et notamment des organismes spécialisés, qui proposent des contrats sur-mesure. Toutes les informations sur l’assurance emprunteur en cas de maladies graves sur assfi.fr/assurance-prêt-maladie
Si c’est la situation financière qui pose problème, alors il faut clarifier les choses. Un regroupement de crédits peut être nécessaire, ou un travail de fond pour retrouver les chemins de la solvabilité.

1 commentaire:

  1. Bravo pour cet article, il est important de rappeler aux emprunteurs malades qu'il n'est pas nécessaire de mentir dans leur questionnaire médical. Les avancées législatives et la multiplication des acteurs dans le domaine facilitent grandement l'accès à l'assurance pour tous ! >> http://reassurez-moi.fr/guide/questionnaire-sante-assurance-pret-immobilier

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